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Le Policy Studies Centre de l’Université du Nouveau-Brunswick a publié aujourd’hui un rapport qui comprend 10 recommandations clés tirées du symposium sur la tarification du carbone au Nouveau-Brunswick, activité qu’il a tenue de concert avec le Conseil d’entreprises du Nouveau-Brunswick en janvier dernier. Un groupe varié composé de 60 parties prenantes de partout dans la province (représentants du gouvernement, entrepreneurs, membres chevronnés de l’industrie, représentants d’ONG à vocation environnementale et sociale, et membres du milieu universitaire, entre autres) s’est réuni dans le cadre de ces discussions.

La diminution d’émissions qu’entraînera la tarification du carbone au Nouveau-Brunswick est une transition qui comporte d’importants changements pour l’économie. Le rapport souligne la difficulté d’établir concrètement une tarification du carbone et rappelle qu’une mise en œuvre « ratée » présente des risques socioéconomiques, tandis qu’une mise en œuvre « réussie » ouvre des avenues de développement économique.

« Le gouvernement du Nouveau-Brunswick et les participants au symposium reconnaissent le potentiel économique à long terme des mesures prises pour lutter contre les changements climatiques ainsi que le rôle que peut jouer la tarification du carbone pour encourager la population et les entreprises à investir dans ce virage vert. Les participants ont toutefois émis des réserves quant aux sacrifices que devront faire les entreprises, les ménages et l’économie de la province avant de profiter des avantages écologiques et économiques à long terme que représentent les occasions d’investissement et les recettes de la tarification du carbone au Nouveau-Brunswick », a expliqué Herb Emery, membre du Vaughan Chair in Regional Economics à l’Université du Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement provincial doit être prudent dans l’élaboration et la mise en œuvre de son système de tarification du carbone et la concrétisation de futures occasions. Il doit veiller à ce que les répercussions socioéconomiques soient minimes et que les coûts engendrés par le nouveau système soient redistribués de façon juste et raisonnable dans l’ensemble des ménages et des entreprises du Nouveau-Brunswick. Le rapport met en lumière l’inquiétude des participants au symposium, qui affirment que les Néo-Brunswickois doivent être mieux informés sur le carbone afin de comprendre les enjeux individuels et économiques d’un système de tarification.

Adrienne O’Pray, présidente directrice générale du Conseil d’entreprises du Nouveau-Brunswick, a ajouté que la décision stratégique définitive devra refléter l’importance de maintenir le Nouveau-Brunswick dans une position concurrentielle, tant comme milieu d’affaires que comme milieu de vie. « Pour que le Nouveau-Brunswick demeure concurrentiel, il est essentiel d’aligner notre conception d’un mécanisme de tarification du carbone sur celle des autres provinces et territoires avec lesquels le Nouveau-Brunswick entretient des rapports commerciaux. Certaines options pourraient en fait appuyer la richesse de la province, ce que de nombreux participants au symposium considèrent comme une réelle perspective de croissance. »

Afin de veiller à ce que la politique établie d’ici 2018 soit la meilleure option pour le Nouveau-Brunswick, il est essentiel que le gouvernement fasse preuve d’un engagement clair et continu à l’égard des acteurs du domaine quant à la conception des modèles de tarification, qu’il investisse dans la modélisation de différentes politiques et qu’il démontre une volonté d’apprendre des leçons tirées dans les autres provinces et territoires.

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