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Une question de « juste part »  par notre partenaire Thomas Raffy au Conseil économique

11 septembre 2019 | 0 commentaires

 

La semaine dernière, le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (« CÉNB ») a participé à la session de consultation du Comité permanent de modification des lois du gouvernement du Nouveau-Brunswick concernant la motion 31 sur la réduction ou l’élimination des exonérations ou des avantages accordés à l’industrie lourde en matière d’impôt foncier. Pour cette chronique, je voudrai m’attarder à une question qui m’y a été posée par un de nos députés provinciaux. « À votre avis, pourquoi est-ce que les gens du Nouveau-Brunswick sont d’avis que les grandes entreprises du Nouveau-Brunswick ne payent pas leur juste part ? »

Cette question m’a laissé un peu perplexe de par sa généralité puisque l’on ne sait jamais qui sont ces « gens ». De même, quelle définition pourrions-nous appliquer à une « juste part » ? Cette valeur pourrait varier d’une entreprise à l’autre, voire d’un secteur à l’autre. Cette perception d’« une juste » part comprend-elle uniquement la valeur monétaire des impôts payés ou prend-elle en considération l’impact des activités d’une grande entreprise sur la chaine d’approvisionnement locale et provinciale ?

Le roulement de notre économie dépend beaucoup de nos grandes entreprises, tout comme de nos PME. Chacune joue un rôle clé dans le vaste écosystème de notre économie et il est important d’éviter de diviser le secteur privé en montant les PME contre les grandes entreprises.

Nous devrions plutôt célébrer notre secteur privé et nos entreprises, peu importe leur taille. Dans cet effort, nous devrions, entre autres, cesser de diaboliser le mot « profit ». Oui, l’objectif ultime d’une entreprise est de générer des profits, mais pour cela, elle doit investir de larges sommes dans son fonctionnement, dans ses employés et leur formation, dans la recherche et le développement, dans l’innovation, dans l’exportation et j’en passe. En fin de compte, ces investissements profitent à la croissance de nos communautés et de notre province et nous nous devons de célébrer le succès de nos entrepreneurs puisque nous en profitons tous.

Comme nous le répétons au CÉNB, nos entreprises sont créatrices de richesse et, pour ce faire, elles nécessitent un environnement propice aux affaires. Des modifications législatives à la pièce, sans étude à leur impact profond sur le roulement de notre économie, ne favorisent pas la croissance.

Ironiquement, et comme l’a souligné l’économiste Herb Emery, le reste du pays s’efforce de créer un meilleur climat pour les affaires, alors que le Nouveau-Brunswick tient des audiences publiques sur la possibilité de taxer davantage les investissements dans l’équipement et la machinerie lourde des entreprises. Il est nécessaire de rappeler que le Nouveau-Brunswick est confronté à une pénurie de main-d’œuvre qui pourrait être contrée par davantage d’investissements dans l’automatisation et la robotisation. Évitons alors de mettre davantage de barrières à nos entreprises, qui font « leur juste part » en contribuant à la croissance du Nouveau-Brunswick.

 

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